SODIAAL : un acteur montant du secteur coopératif agricole français

Jan 21 2011

Sodiaal, propriétaire, entre autre de Candia et de 50% de Yoplait, vient de reprendre les activités du groupe laitier Entremont. C’est une belle victoire pour Sodiaal et encore plus pour le secteur agricole coopératif,  alors que le groupe privé Lactalis convoitait la même cible. A cette occasion, Sodiaal propose aux éleveurs qui produisent le lait de devenir adhérent de ce nouvel ensemble et de pouvoir ainsi vendre leur lait un peu plus cher que s’ils ne l’étaient pas. Plus de 90 % des 4 700 producteurs bretons d’Entremont ont décidé d’adhérer à la coopérative Sodiaal.

Témoignage d’un producteur

En 2010, les coopératives françaises agricoles ont augmenté leur périmètre de 2,4 milliards pour une activité totale de 82,4 milliards (soit 40% de l’agroalimentaire français). Malgré ces résultats satisfaisants, les coopératives françaises ne sont pas encore aussi compétitives que les champions d’Europe du Nord (CHS et Land O’Lakes) et américains (FrieslandCampina, l’allemand Baywa et les danois Arla Foods et Danish Crown). Néanmoins, la France est l’un des pays ou les coopératives ont le plus de poids. Néanmoins, elle pourrait faire encore mieux. Quels sont les freins ? Le secteur est encore trop morcelé, et ne comporte pas de vrai leader. Le premier d’entre eux, InVivo, ne pointe qu’au sixième rang des coopéra-tives européennes et au dixième rang mondial. Sodiaal, le deuxième français, ne figurait pas, avant l’opération Entremont, parmi les vingt premières coopératives agricoles au monde. Mais, la tendance semble s’inverser…Quoi qu’il en soit une optimisation de la gouvernance des coopératives pourrait vite porter ses fruits surtout à une époque ou l’on recherche des modes de fonctionnement alternatifs…

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La guerre des franchises : Macdo contre Francesco Brescia, son plus gros franchisé

Jan 10 2011

Même la gouvernance des franchises semblent complexe. La potentialité d’un rapport de force entre un gérant et son franchiseur est aussi une réalité à prendre en compte avant de se lancer dans l’aventure. L’actualité nous le prouve avec l’affaire Macdo contre Brescia !
La ville de Marseille est depuis 5 ans le théâtre d’un affrontement par avocats interposés entre le groupe Macdo et son principal franchisé, monsieur Francesco Brescia, un italien qui a géré jusqu’à 23 fast food ! Ce dernier, a du vendredi rendre les clés du restaurant de la Valentine dans le quartier sud de Marseille, qui était fermé depuis le mois d’aout. Devenu trop « lourd », aux yeux du groupe américain, il s’est vu refusé la reconduction de certains de ses contrats gérance, ainsi que l’ouverture de nouveaux. En 2007, les deux parties avec conclu un accord selon lequel le franchisé consentait à rendre les clés. Puis, il a décidé de dénoncer cet accord pour « abus de position dominante ». Il finira même par obtenir l’approbation de la justice. Le 25 novembre dernier : retournement de situation, Macdo obtient la décision inverse. Ayant gagné la dernière bataille, Macdo refuse de négocier à nouveau. Comme quoi, un franchisé n’est pas si libre que ça ! Affaire à rebondissement la suite au prochain épisode !

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Les coopératives dans la crise : Bilan 2010

Dec 28 2010

Les scop (sociétés coopératives et participatives) en offrant la possibilité aux salariés d’être associés majoritaires et d’élire leur dirigeants connaissent un succès grandissant.

Nous apprenons par l’interview du Président de la confédération général des scop, Patrick Lenancker que tous les secteurs d’activité peuvent être concernés par ce fonctionnement même si elles se développent particulièrement  dans les services aux entreprises et à la personne.

Quelques chiffres :

« Tous métiers confondus, leur chiffre d’affaires a doublé en dix ans pour atteindre 3,8 milliards. À fin 2009, on comptait, en France, près de 1 950 scop. Sur un peu plus de 40 000 salariés, un tiers travaille dans le BTP, un quart dans l’industrie et 45 % dans les services. Chaque scop emploie en moyenne 22 personnes. Depuis 2007, il se crée 200 nouvelles coopératives chaque année, contre 120 à 150 les années précédentes.  «40 à 45 % des bénéfices sont systématiquement affectés à des réserves qui restent dans l’entreprise pour consolider ses fonds propres et sa capacité d’investissement ».

Les scop ont particulièrement bien traversé la crise, notamment parce qu’elles ont profité des efforts d’investissement réalisé par les salariés associés les années qui ont précédé. Patrick Lenancker nous explique que l’avantage des scop réside dans leur fonds propres qui sont, selon lui, de 4 à 5 fois plus importants que ceux des PME de même taille.

Rappel des principes coopératifs :

-         Contrôle démocratique et primauté de l’Homme sur le capital : “1 personne = 1 voix”

-         Propriété collective

-         Impartageabilité des réserves

-         Solidarité

-         Liberté d’adhésion

-         Juste répartition du profit

http://www.lefigaro.fr/societes/2010/02/02/04015-20100202ARTFIG00002-les-cooperatives-resistent-a-la-crise-.php

http://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_coop%C3%A9rative_et_participative

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