Archive for February, 2011

Engagement actionnarial et ISR

Feb 25 2011 Published by under entreprise,marque,online

A tous ceux qui s’intéressent comme moi à la gouvernance et aux enjeux de la responsabilité sociale des entreprises, je conseille une étude fraichement pondu par les analystes de Novethic, « Engagement actionnarial une approche ISR prometteuse ».

Pour la télécharger cliquer ici.

Le rapport, aborde donc les enjeux RSE sous l’angle de la finance. Au-delà de nous donner une définition  de l’engagement, il dresse un panorama des pratiques inhérentes, mais aussi des freins qui peuvent parfois limiter ses effets. Les stratégies financières historiquement plutôt déconnectées des problématiques socialement éthiques sont de plus en plus orientées vers des pratiques de « bonne » gouvernance.

L’engagement selon Novethic :

« L’engagement actionnarial désigne le fait pour un investisseur de prendre position sur des enjeux ESG et d’exiger des entreprises visées qu’elles améliorent leurs pratiques dans la durée. Ces exigences sont formulées via une démarche structurée comprenant un dialogue direct avec l’entreprise et un suivi dans le temps. L’investisseur peut utiliser plusieurs leviers de pression lorsque la démarche de dialogue s’avère infructueuse : une communication publique sur l’avancement du processus d’engagement et sur les insuffisances de l’entreprise dans le domaine extra-financier, un impact sur la gestion allant du gel de la position au désinvestissement, ainsi que l’exercice de ses droits d’actionnaire : questions en assemblée générale, refus des résolutions proposées, soutien ou dépôt de résolutions externes ».

Bonne lecture…

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Le RSE et gouvernance : l’éthique génère t’elle du cash ?!

Ce n’est pas moi qui vais répondre à cette question, mais (bien mieux !!), un rapport commandé par la Commission européenne sur le rapport entre la compétitivité et la RSE vient de paraître :

“Does Corporate Responsability pay off? Exploring the links between CSR and Competitiveness in Europe industrial sectors”.

Téléchargeable ici

Ce rapport a été rédigé par une équipe de l’Université d’Economie et de Gestion de Vienne. Il fait ressortir la nécessité pour l’Europe de développer  des méthodes par secteur en matière de responsabilité sociale des entreprises dans le but  d’améliorer leur compétitivité. Les secteurs dont il est question sont : la chimie, le textile et la construction. Le rapport fait bénéficier ses lecteurs d’un panel des différentes questions de compétitivité et de société qui se posent à ces secteurs tout en proposant une démarche pour développer des initiatives en matière de responsabilité sociale des entreprises. L’objectif principal de l’étude est de décrire les liens entre les problématiques de RSE et celles de compétitivité.

Les principaux enjeux par secteur sont les suivants :

-         L’industrie pharmaceutique

Est pilotée par l’innovation et donc, par le défi de la responsabilité et de l’éthique dans la manipulation et la commercialisation de substances dangereuses.

-         Le bâtiment / la construction

Doit gérer en parallèle des tendances fortes et contradictoires, à savoir, une énorme pression pour baisser les coûts d’un côté, et de l’autre, les exigences sociétales (par exemple, niveau des salaires).

-         L’industrie textile

Est soumise à une compétition globale, présentant deux marchés aux fabricants européens, la production de masse et la production haut de gamme.

La gouvernance des entreprises  porte désormais (et depuis quelques temps maintenant) en elle les enjeux et les attentes de RSE  et de développement durable. Nulle organisation ne peut se permettre d’ignorer ces dimensions au risque de mettre en danger son image, sa réputation et par extension sa pérennité.

Bonne lecture…

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Réconcilier capitalisme & RSE : intégrer les salariés à la gouvernance de leurs entreprises

Feb 14 2011 Published by under entreprise,fondation - mécénat,online

En ces temps de crise ou plus que jamais on diabolise le capitalisme et qu’on ne jure que par la Responsabilité Sociales des Entreprises (RSE), quel mode de gouvernance peut-il être plus pertinent que celui de l’actionnariat salarié ?

L’actionnariat des salariés correspond à la détention par ces derniers des actions de leur entreprise. Un actionnaire salarié peut entre autre avoir acquis les actions de son entreprise à l’occasion d’opérations d’offres d’actions réservées à tous les salariés (stock-options, R.E.S,…). Les dispositifs de l’actionnariat salarié permettent d’acquérir des actions dans des conditions préférentielles (rabais sur les prix, complément versé par l’entreprise (abondement),…). L’actionnariat des salariés permet à l’entreprise d’avoir un contrepoids face aux actionnaires privés, ou parfois également, aux actionnaires publics.

La crise n’a pas affecté l’actionnariat salarié. D’ailleurs, ce mode de gouvernance offre des solutions pour trouver des formes alternatives à la rémunération indexée sur le niveau des salaires.  De plus, l’actionnariat salarié est probablement un excellent moyen pour améliorer la motivation et l’ambiance au travail. Cette forme décalée de partage de la valeur  modifie favorablement le degré d’engagement et d’implication des équipes qui se sentent intégrées au processus de gouvernance.

Précisons aussi que c’est une formule qui permet un complément de retraite de l’ordre de 30% du dernier salaire. C’est le cas par exemple, pour un  salarié qui investi chaque année 5% de son revenu dans le plan d’épargne de son entreprise.

En revanche,  il est évident qu’un salarié actionnaire en reste un, même quand l’action chute… il faut donc cultiver un certain état d’esprit pour vivre au mieux les hauts ainsi que les bas…

Quelques exemples :

Chez Bouygues

Une politique d’actionnariat salarié dynamique initiée dès 1970 et régulièrement améliorée a permis aux salariés du Groupe de devenir le deuxième actionnaire de Bouygues. A travers divers FCPE les salariés détiennent, en effet, 19,1% du capital et 24,1% des droits de vote*.

Avec près de 60 000 collaborateurs adhérant à ces fonds, Bouygues apparaît ainsi en tête des sociétés du CAC 40 par le taux de participation des salariés dans son capital.

Chez Total

En 2010, Total a également mis en œuvre un plan d’attribution gratuite d’actions à l’ensemble de ses salariés, soit plus de 100 000 salariés dans 124 pays. Chaque salarié a reçu le 30 juin 2010 des droits à 25 actions gratuites. Cette attribution, exceptionnelle par son ampleur, vise à renforcer le sentiment d’appartenance au Groupe et à associer les salariés à sa performance.

Un article intéressant de l’Expansion décrivant pourquoi et comment mettre en place l’actionnariat salarié : cliquez ici !

Sources

http://www.lefigaro.fr/societes/2010/06/25/04015-20100625ARTFIG00582-l-actionnariat-salarie-resiste-plutot-bien-a-la-crise.php

http://www.latribune.fr/opinions/20100317trib000488472/valeur-ajoutee-ou-actionnariat-salarie.html

http://www.bouygues.com/fr/carrieres/notre-politique-rh/actionnariat-salarie/actionnariat-salarie/

http://www.total.com/fr/actionnaires-individuels/etre-actionnaire/actionnaire-salarie-900366.html

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