Les coopératives dans la crise : Bilan 2010
Les scop (sociétés coopératives et participatives) en offrant la possibilité aux salariés d’être associés majoritaires et d’élire leur dirigeants connaissent un succès grandissant.
Nous apprenons par l’interview du Président de la confédération général des scop, Patrick Lenancker que tous les secteurs d’activité peuvent être concernés par ce fonctionnement même si elles se développent particulièrement dans les services aux entreprises et à la personne.
Quelques chiffres :
« Tous métiers confondus, leur chiffre d’affaires a doublé en dix ans pour atteindre 3,8 milliards. À fin 2009, on comptait, en France, près de 1 950 scop. Sur un peu plus de 40 000 salariés, un tiers travaille dans le BTP, un quart dans l’industrie et 45 % dans les services. Chaque scop emploie en moyenne 22 personnes. Depuis 2007, il se crée 200 nouvelles coopératives chaque année, contre 120 à 150 les années précédentes. «40 à 45 % des bénéfices sont systématiquement affectés à des réserves qui restent dans l’entreprise pour consolider ses fonds propres et sa capacité d’investissement ».
Les scop ont particulièrement bien traversé la crise, notamment parce qu’elles ont profité des efforts d’investissement réalisé par les salariés associés les années qui ont précédé. Patrick Lenancker nous explique que l’avantage des scop réside dans leur fonds propres qui sont, selon lui, de 4 à 5 fois plus importants que ceux des PME de même taille.
Rappel des principes coopératifs :
- Contrôle démocratique et primauté de l’Homme sur le capital : “1 personne = 1 voix”
- Propriété collective
- Impartageabilité des réserves
- Solidarité
- Liberté d’adhésion
- Juste répartition du profit
http://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_coop%C3%A9rative_et_participative